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La vie d'artiste
 Le guide officiel de l'édudiant Génération 80'


Flash Dance

Bussiness woman, coach, auteur (1), wondergirl de la “gym tonic”, Véronique – sans Davina – livre à Fac Off sa vision paillette des années quatre-vingt, et tout ça, en tempo. Un, deux, trois, tou tou tou you tou…

Véronique c'est la blonde sans la brune
Fac Off : Vous êtes des femmes hyper-actives. Quel est votre secret ?
Notre sincérité. Nous ne jouons aucun numéro. Nous sommes deux sœurs, sur deux planètes bien différentes. J’adore rire et sortir, et puis Davina, elle, va voir le Dalaï-lama. Je joue au golf comme une malade, je fais du ski et du vélo dans Paris.

Pourquoi avoir lancé la mode de la “gym tonic” ?
On donnait un cours de gym très tonique. Une journaliste nous a dit : “Ouha, la vache ! C’est génial ! Seriez vous prêtes à le faire pour la télé ?” Nous avons commencé doucement, de peur que les Français ne soient pas prêts. Mais ils ont pris le truc en pleine tronche et ont marché à mort. Ça a duré sept ans, on a touché 12 millions de téléspectateurs tous les dimanches matin. Ensuite on a tout eu : les plateaux télé, les premières pages des magazines et deux ou trois fois la une de Télé 7 jours.

L’émission Gym Tonic a-t-elle lancé la mode du “corporellement correct” ?
Je ne crois pas. Il suffit de nous regarder : avec trois rides à droite, quatre rides à gauche, nous ne sommes pas Claudia Schiffer…

L’émission a-t-elle reçu des réclamations ?
Des détracteurs appelaient le standard y a eu une enquête et on s’est aperçu qu’ un mec téléphonait aux pompiers et aux gendarmes de villages perdus pour savoir s’il y avait eu des morts, le dimanche matin, entre 10 et 11 heures, pile pendant notre diffusion.

Si c’était à refaire ?
Demain matin.

Quelle impression gardez-vous des années quatre-vingt ?
C’était les années fluo, la décennie du disco. Aujourd’hui, dans toutes les boites fun, il y a un retour sur cette période. On organise des soirées “Véronique et Davina” où notre disque Gym Tonic fait un carton. De toute manière, il n’y a pas plus démodé que la mode et pas plus à la mode que le démodé.

Que signifie le refrain de votre tube, “Tou Tou You Tou”?
En fait, c’est “Tou tou tou you tou”. Tout le monde oublie un petit “tou”. Cela ne veut rien dire, c’est juste un petit rythme sympa qui exprime la joie de vivre et qui invite à danser avec nous. C’est Carole Frederics, qui chantait avec Goldman, qui a fredonné cet air pour la première fois.

Votre coup de gueule années quatre-vingt ?
L’arrêt de l’émission. Le public nous l’a reproché. C’était une émission de gym, d’expression corporelle avec des musiques sympathiques et ça, c’est totalement intemporel.

Votre coup de cœur années quatre-vingt ?
Les personnes âgées. Les hôpitaux nous écrivaient énormément. Tous ces grand-pères et grand-mères qui nous considéraient comme leurs petites filles. Le général Bigeard a assisté à l’émission, comme Bernard Tapie ou tant d’autres.

Dans votre vie, vous avez plutôt abusé de “Gym tonic” ou du “Gin tonic” ?
Gym tonic. Je n’ai jamais bu une goutte d’alcool de ma vie.

Si vous étiez un groupe des années quatre-vingt ?
Starmania, avec Michel Berger : belle musique et danses sympathiques.


1. Dernièrement : La Biogym de Véronique et Davina : 50 cartes pour s’exercer tous les jours, éditions Minerva, 2003.

 
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