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Le QI GONG






Le QI, symbole de la vie

La représentation calligraphique du mot Qi est formée de trois parties :

  • la partie supérieure représente la vapeur ou fumée ;

  • la partie centrale, des grains de riz cuisant au-dessus d'un feu ;

  • le feu est symbolisé par la partie inférieure, ce qui permet au riz de cuire produisant ainsi la fumée.



La définition du Qi est contenue dans le symbole de l'idéogramme. Le Qi est la synthèse de l'énergie vitale. C'est la vie, le mouvement, aussi bien que la force qui propulse cette vie.

Tout ce qui existe possède un Qi, l'homme comme le buffle, le poisson comme le lotus. L'univers entier est composé de Qi, que l'on peut apprendre à capter. Dans l'air pur, les lacs de montagne, les rivières bouillonnantes, mais aussi dans les astres et les planètes qui environnent notre terre.

Autrefois, les moines Taoïstes étaient réputés pour maîtriser des techniques qui leurs permettaient de se nourrir de l'énergie du soleil ou de la lune.

La psychologie chinoise admet encore de nos jours, que l'homme se sustente aussi bien en absorbant le Qi de l'air qu'en consommant celui contenu dans les aliments.

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Une gymnastique énergétique venue de Chine

Forme-sérénité-longévité : autour de ces trois mots, les chinois ont développé un subtil art de vivre.

Son nom : le Qi Gong.

Sa fonction : réveiller l'énergie vitale. A travers une gymnastique douce, harmonieuse, envoûtante.




Approcher du bien-être physique et intellectuel, telle est la promesse du Qi Gong, sorte de gymnastique méditative pratiquée par les chinois depuis des temps immémoriaux.

Pas de postures acrobatiques, pas de performances sportives, le Qi Gong se travaille en finesse.

"Tout le monde peut y recourir, affirme Davina Delor, qui après avoir fait connaître l'aérobic en France, travaille depuis plusieurs années à promouvoir cet art venu d'Orient. Ce n'est pas un sport comme les occidentaux peuvent le concevoir. Les mouvements extérieurs du corps sont réduits, beaucoup d'exercices s'effectuent assis ou allongés.

Il s'agit de postures, conservées plus ou moins longtemps, dont l'enchaînement est rythmé par la respiration. Le Qi Gong conduit à la maîtrise de soi, par l'équilibre du corps et de l'esprit. Le travail se fait sur l'énergie vitale, qu'on apprend à visualiser puis à diriger.
"

Le QI, c'est cette énergie, ainsi que le souffle de vie qui la véhicule. C'est un capital de longévité, le degré de vitalité propre à chaque individu. Et le QI Gong (prononcer : Tchi Kong), que l'on traduit littéralement par "travail de l'énergie" consiste à accroître la production et favoriser la circulation de ce Qi.

Plusieurs fois millénaire en Chine, le Qi Gong a toujours été associé à la médecine. Dès le Ve siècle avant notre ère, il apparaît sous forme de gestuelles dans le premier traité médical d'acupuncture. Au VIIe siècle après JC, durant la dynastie des Sui, le teste Des causes et des symptômes des maladies en répertorie déjà 260 formes, utilisées pour traiter plus de 100 affections.

Il n'est pas nécessaire d'être natif de l'Empire du Milieu ni de maîtriser la médecine traditionnelle chinoise pour pratiquer le Qi Gong. Car il s'agit d'abord d'une hygiène de vie, d'une volonté de se maintenir en forme. Il permet d'acquérir souplesse, endurance, calme et maîtrise de soi, de réduire le temps de sommeil et d'augmenter les performances physiques et intellectuelles.

Sur le plan médical, il agirait sur certains troubles fonctionnels comme l'hypertension, soulagerait les maladies chroniques. Ce qui conduit aujourd'hui nombre de médecins occidentaux à s'intéresser à ses vertus thérapeutiques. "Utilisé comme une technique de régénération, le Qi Gong pratiqué régulièrement permet de conserver la santé et de ralentir le vieillissement, affirme Yves Réquéna, médecin-acupuncteur à Aix-en-provence. D'abord parce qu'il améliore l'état général, ensuite parce qu'il permet de réguler le fonctionnement hormonal. Les adeptes se sentent rajeunis, littéralement revitalisés."



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Quand l'Occident regarde vers l'Orient

Davina Delor l'enseigne depuis plusieurs années, à Paris et à LA ROCHE-POSAY, une station thermale dans la Creuse au charme délicieusement désuet.

Sa complice Véronique de Villèle la soutient avec fougue : "Davina travaille le Qi Gong et les philosophies orientales depuis qu'elle est toute petite. Elle a étudié la médecine chinoise pendant douze ans. Ce n'est pas : "elle faisait de l'aérobic et maintenant elle fait autre chose."



L'Occident se tournant vers l'Orient dans sa quête de remèdes Anti-stress, l'époque est désormais favorable pour la révélation au grand public de cette recherche personnelle.

Ensemble, Véronique et Davina ont donc créé Véda, une association dont le nom est une contraction de leurs deux prénoms et qui vise à promouvoir le Qi Gong en France.



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Corps et esprit sont indissociables

Consciente des dangers que peuvent représenter une immersion non contrôlée dans une pensée orientale souvent mal comprise, Davina précise :
« Dans mes cours, je laisse volontairement l'aspect philosophique et spirituel à part, pour travailler essentiellement autour de la forme et du mieux-être. Nul ne détient la vérité et chacun doit construire sa propre route, avec ses acquis. Le Qi Gong est une science naturelle de la vie qui n'est pas réservée aux seuls initiés. »


Cependant, pour bien comprendre ce qu'est le Qi Gong, on ne peut se dispenser de rappeler l'un des principes qui le gouverne :

le corps et le mental sont indissociables.


Pas question de s'attacher à l'un en ignorant l'autre ! Et ce, dans les deux sens : si les émotions interviennent sur l'équilibre physiologique, un équilibre organique peut aussi troubler le psychique. Le médecin traditionnel chinois ne se spécialise pas dans telle ou telle discipline ; il établit un diagnostic personnalisé et traite à la fois le corps et l'esprit de ses patients.

De même, le Qi Gong, qui allie exercice de concentration et de respiration, postures et mouvements gymniques, nécessite une collaboration étroite entre la tête et les jambes.

Les postures, qu'elles s'accompagnent ou non de mouvements corporels, n'ont de valeur que si l'esprit a atteint le "calme intérieur", que si l'attention toute entière se porte sur le Qi, sur l'endroit où il circule, sur la respiration qui le capte puis le propulse.

Ce calme intérieur repose sur des exercices de concentration, qui trouvent également leur utilité dans la vie de tous les jours pour combattre le stress néfaste.

Avant tout exercice de Qi Gong, on recommande un "Gong de repos", pour évacuer les pensées intempestives, désamorcer les problèmes individuels chargés d'émotion.

Dans le même ordre d'esprit, Davina recommande de pratiquer le Qi Gong le matin, parce que l'intellect, au réveil, est frais et alerte, ou le soir, pour imprégner son esprit de choses positives, lesquelles favorisent le sommeil et évoluent seules durant le repos.

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Autre élément indispensable :

la respiration

Une respiration profonde, abdominale, contrôlée, qui absorbe le Qi contenu dans l'air et l'accompagne par l'imagination le long des méridiens, ces canaux invisibles à l'intérieur desquels circule l'énergie vitale.



Que l'on soit parfaitement débutant ou pratiquant assidu, le déroulement d'une séance est immuable.

La première opération :
elle consiste à prendre conscience de son Qi - en termes plus prosaïques à travailler sa respiration pour réveiller son énergie. Pour ce faire, on s'attache à localiser, un peu en dessous du nombril, le dan tian, siège du centre de l'énergie. La concentration permet de sentir le Qi s'y accumuler, puis de suivre son parcours à travers l'organisme.

La deuxième étape est plus active :
en se concentrant successivement sur diverses parties du corps et en effectuant quelques mouvements lents, on favorise le bon cheminement du Qi, qu'on laissera circuler librement ou qu'on forcera à s'accumuler en plusieurs points précis. Le corps tout entier, ou seulement les points sur lesquels on aura travaillé, se trouveront ainsi rééquilibrés, rechargés d'une énergie nouvelle.

Dernière étape, indispensable :
réarranger ce que l'on a déranger, c'est à dire reconduire l'énergie jusqu'au dan tian.



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De la relaxation au bien-être permanent

Schématiquement, l'acupuncture peut être considérée comme une des applications du Qi Gong. Le Qi circule par le réseau invisible des méridiens ; là où il se condense en surface sont situés les points d'acupuncture, que le médecin stimule au moyen d'aiguilles, forçant ainsi l'énergie à rayonner dans plusieurs directions ou à se concentrer sur une zone précise qu'il souhaite "recharger".

Bien évidemment, le "voyage" n'est pas bouclé au terme d'une seule séance.

« Le Qi Gong demande une pratique quotidienne, si l'on veut ressentir un bien-être permanent, souligne Davina, mais de toute façon, on sort toujours d'un cours plus calme, détendu. »

Le Qi Gong est réputé pour stimuler les défenses immunitaires – ou, plus modestement formulé, préserver la forme. Cet objectif sera atteint par une pratique hebdomadaire, la régularité restant, comme dans toute activité, garante du succès.

Les chinois insistent également sur l'influence des facteurs alimentaires et climatiques : manger saint et respirer l'air pur favorise la circulation du Qi.
A observer les très lentes et très minutieuses figures du Qi Gong, on jugerait que cette discipline, même si elle se révélait efficace, resterait inoffensive. Erreur ! comme le tai-chi-chuan (son cousin germain), le Qi Gong mal exécuté peut générer des troubles, notamment respiratoires. Il est donc préférable d'y être initié avant de se lancer et de pratiquer seul, au quotidien.

Davina relève une autre erreur, très souvent commise par les orientaux : « quand on pratique exclusivement le Yoga, ou la méditation, on ne travaille que l'intériorisation. C'est la même chose avec le Qi Gong. Alors que pour l'harmonisation du corps et de l'esprit, il est indispensable de pratiquer en complément une activité qui force la projection d'énergie vers l'extérieur. »

On choisira donc un sport dynamique, mais pas nécessairement violent, comme la marche, le vélo ou la natation.

Article de :Marie Chamberlain / Céline Debayle

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Une véritable médecine

En Chine, est maître de Qi Gong l'adepte qui possède et maîtrise assez d'énergie pour la projeter par les paumes et les doigts à des fins thérapeutiques.
Il fait en somme de l'acupuncture sans aiguilles, en utilisant les mêmes points stratégiques.

Les esprits cartésiens restent bien sûr sceptiques. Moins, cependant, depuis le célèbre épisode des photographies de méridiens prises par l'équipe du Dr Darras en 1986, et la constatation par l'immunologiste Véronique Barrois-Larouzé de l'augmentation importante de la température des mains d'un maître après projection du Qi.

La réputation du Qi Gong de renforcer les défenses immunitaires incite aujourd'hui des scientifiques occidentaux à se pencher sur cette médecine énergétique que les chinois, eux, pratiquent depuis des siècles, avec toutefois une brève interruption pour cause de révolution culturelle.

Certains hôpitaux pékinois l'utilisent notamment pour effectuer des opérations légères sans anesthésie (et sans douleur !). Par la visualisation, on "repousserait le cancer". Une mauvaise circulation du Qi brouillant le teint, le Qi Gong prépare également son entrée sur le marché de l'esthétique.

Quand au Qi Gong "dur", transmis de père en fils comme un inestimable secret, il permettait jadis aux condamnés à mort de briser le sabre qui devait leur trancher la tête !

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La posture de l ’arbre permet de sentir son énergie vitale.

Relaxer ou soigner :
chaque exercice a une fonction bien précise.


L'arbre : la posture de base

Posture fondamentale du Qi Gong, l'arbre permet d'atteindre un équilibre physique parfait, dépourvu de tensions. C'est dans cette position que l'on apprend à sentir le Qi, accumulé au niveau du dian tian

Les jambes :
les pieds sont parallèles, bien à plat sur le sol, écartés de la largeur des épaules ; les genoux sont légèrement fléchis.

Le tronc :
les hanches sont relâchées, le bassin est basculé légèrement vers l'avant afin de permettre à l'ensemble de la colonne vertébrale de s'élever verticalement.

La tête : elle repose sur la colonne vertébrale comme une boule, sans crispation aucune. L'imaginer fixée par un fil de soie à son point le plus haut (point d'acupuncture Baihui) permet d'adopter la juste position. Les lèvres sont doucement jointes, la langue s'appuie sur la racine des incisives supérieures. Derrière les paupières closes, le regard se dirige à l'horizontale vers le lointain.

Les bras :
soit ils pendent de part et d'autre du thorax sans le toucher ; soit les mains relâchées sont placées devant le ventre, entourant le nombril ; soit encore, les avant-bras relâchés sont élevés, en arrondi, devant les hanches, paumes tournées vers le bas.

Il ne doit pas subsister la moindre tension.

Quand la posture est obtenue et maintenue sans violence, la concentration porte sur le dian tian, siège du Qi.

Inspiration :
l'air pénètre par les narines, et descend dans le ventre sans s'attarder dans la cage thoracique, qui se gonfle moins que le bas de l'abdomen. Ainsi atteint-il le dian tian.

Expiration :
empruntant le même chemin en sens inverse, l'air désormais chargé des impuretés du corps ressort par les narines.



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